Voilà un drôle de fidèle des Journées des Plantes, tout en paradoxes et en clins d’oeil : amoureux de l’Italie, Olive Delanoy s’avoue bien plus touché par le charme des dames romaines que par celui des jardins de Boboli ou des cyprès de la villa d’Este ; horticulteur, il rêve de lointains voyages ; jardinier, il se passionne pour la décoration intérieure et les magazines de la maison ; Parisien émigré à la campagne, il est cependant resté voisin de la capitale «parce que c’est une ville si belle»… On l’aura compris : Olive Delanoy est par-dessus tout un esthète, toujours à la recherche du beau qui est pour lui l’essentiel. Telle est sa singularité. Ainsi, au printemps, il ne vous proposera pas deux ou trois géraniums plus ou moins vermillon, l’ordinaire de nos balcons — non, mais des dizaines de variétés de pélargoniums multicolores et odoriférants, et des plantes parfaitement inattendues pour surprendre nos jardinières. L’automne et l’hiver sont la saison des végétaux séchés, des gousses et des graines baroques, à peu près jamais vues sous nos latitudes. En bref, tout ce qui sort de l’habituel, du déjà vu et du rebattu, tout ce qui fait l’air du temps s’est, dirait-on, donné rendez-vous chez Olive Delanoy !
Avec pas loin de trente nouveautés par an, les éditions Citadelles & Mazenod font un peu figure d’exception dans le paysage éditorial français en matière d’histoire de l’art. En 2014, elles ont fêté la parution du 44ème volume de la collection « Art et Grandes Civilisations», avec la parution de l’Art du cinéma, collection reconnue comme la référence essentielle en histoire de l’art. Depuis 1984, elles ont ouvert quelques départements dont « Art et Nature », avec un livre événement « L’Herbier des quatre saisons » dont le succès ne s’est jamais démenti. Chacun de ses titres redonne à voir de grands ensembles illustrés anciens sur la nature. Citadelles & Mazenod publient encore des ouvrages consacrés aux artistes majeurs de l’art occidental – Hopper, Vermeer, Rodin, Bosch, et récemment Vélasquez – réunis dans la collection « Les Phares ».
Le Domaine de Chaumont-sur-Loire regroupe 3 entités sur une même propriété de 32 hectares :
– Un Centre d’Arts et de Nature, qui accueille chaque année une quinzaine d’artistes, plasticiens et photographes de renom international. (Andy Goldsworthy, El Anatsui, Guiseppe Penone…)
– Un Festival International des Jardins de notoriété internationale, reconnu depuis 25 ans tant par les professionnels que par les amateurs de jardin, qui accueille chaque année, paysagistes et concepteurs venus du monde entier.
– Un patrimoine exceptionnel, avec l’un des plus beaux châteaux de la Vallée de la Loire, entouré de grands parcs. Propriété, au XVIe siècle, de la Reine Catherine de Médicis, puis de sa rivale Diane de Poitiers. Aujourd’hui, le Château de Chaumont sur Loire compte parmi les châteaux de la Loire les plus meublés.
Informations complémentaires : 5 restaurants, parking gratuit.
Dans cette pépinière située à mi-chemin entre Paris et Chantilly (25 km) et héritière d’un savoir-faire plus que centenaire, ce sont quelque six cents espèces et variétés ligneuses qui sont mises en culture, avec une prédilection pour les beaux et forts sujets (on pourra trouver ici des conifères mesurant jusqu’à une dizaine de mètres de hauteur). Cent hectares de production de pleine terre portent des arbres transplantés jusqu’à 60-70 cm de circonférence, des arbres tiges : cent cinquante espèces et variétés, des cépées, des arbustes caducs et persistants : trois cents espèces et variétés ; des plantes de haie, des conifères transplantés et des arbustes, des arbres fruitiers de variétés récentes et anciennes en tiges, demi-tiges et fuseaux, des fruitiers formés : verrier, U simple, U double, cordon simple, cordon double, ainsi que des fruitiers transplantés. Une production hors-sol de 70 000 conteneurs, de 3 à 50 litres comprend de son côté des arbustes caducs et persistants, des conifères de rocaille, des plantes grimpantes et des plantes de haie (trois cents espèces et variétés cultivées).
Benoît Choteau a troqué l’architecture de jardins pour la production de végétaux. Cet horticulteur planté au coeur de la Wallonnie propose dans son riche catalogue un large choix de végétaux d’une rare qualité, dans des variétés peu communes : arbres — tilleuls, châtaigniers d’ornement, érables… —, arbustes, plantes grimpantes. Ce sont les spécialités de ce Centre d’Etudes et Création d’Espaces Verts, une désignation un brin institutionnelle, pour une maison véritablement animée par la passion au point d’être devenue, avec les années, une référence parmi les professionnels et les collectionneurs. Ce sont les érables du Japon, les magnolias et les Prunus qui contribuent largement à faire la réputation de cet homme d’exception, des prunus dont il a obtenu personnellement une vingtaine de variétés nouvelles, des prunus dont il possède la célèbre collection de Charlier.
Hans Boon et Trudi Linthoudt ont choisi le sud de la France, si accueillant il est vrai pour ces végétaux, afin de produire cactées et succulentes. Une spécialité qui n’empêche pas la diversité, les Cactées des Combes présentant une gamme de plantes infiniment variée, depuis les plus courantes qu’on cultive sans peine aux plus rares des espèces, difficiles à faire croître. La maison est parvenue à se faire connaître, autant pour la qualité de sa production que pour ses tarifs raisonnables. Dans l’impressionnant choix des Cactées des Combes, citons une large sélection de Notocactus, d’une culture aisée, très riches en fleurs surtout jaunes mais aussi rouges, orange et mauves, plus de cent espèces de Mammillaria, qui sont parfois naines et presque toutes très florifères et résistantes au froid et de nombreuses variétés d’Echinocereus, un genre très intéressant, qui regroupe une multitude de formes pour des fleurs souvent spectaculaires, et un grand choix d’autres succulentes de culture facile, telles que les crassulas, les échéverias…
Peter chine en Angleterre, et, tel l’industrieux écureuil, nous rapporte en Normandie des tas de découvertes. Vieux outils à manche de frêne, arrosoirs en zinc, jarres anciennes de terre cuite, toutes sortes d’objets de curiosité trouvés ici ou là viennent faire de sa cour une vraie caverne d’Ali Baba. Et quand on lui demande ce que, parmi tout cela, il préfère,il est bien ennuyé : parce que, de jour en jour, les objets se renouvellent, que la merveille d’hier trouve preneur et qu’une nouvelle la remplace… Il y a aussi quelques fabrications récentes, issues bien sûr d’ateliers britanniques : notamment ces objets (vases Médicis, jardinières murales, fontaines…) à la belle apparence de terre cuite, mais réalisés dans un mélangede ciment et de résine pigmentée qui les rend bien plus solides et leur permet de rester toute l’année au jardin.
Cette pépinière familiale de Sologne propose exclusivement des plantes qu’elle cultive, teste et éprouve plusieurs années en pleins champs. Ce sont maintenant plus de 2 000 variétés qui sont en multiplication. Pour chacune des 3 familles collectionnées — iris, hémérocalles, pivoines, pavots —, l’accent est mis sur la recherche de variétés anciennes, afin de conserver des caractères intéressants, ainsi que sur l’arrivée de nouveautés qui apportent une évolution dans les formes, les couleurs, les tailles ou la rusticité. Toutes ces fleurs sont soigneusement décrites et nombre d’entre elles sont photographiées dans un catalogue annuel de 60 pages, mais aussi sur le site internet qui permet l’achat (sécurisé) en ligne ainsi que le dialogue direct. La famille Bourdillon se fait enfin une joie de recevoir les visiteurs dans son jardin d’exposition au mois de mai — et, pourquoi pas, en juillet pour cueillir les myrtilles en venant chercher leur commande.
Barbour, une histoire unique dans le monde du textile, une légende, des modèles iconiques, un patrimoine de plus d’un siècle de savoir faire au service de l’élégance britannique. Les modèles emblématiques côtoient les dernières vestes très « tendances ». Depuis 1894, au nord est de l’Angleterre, cette société éponyme crée des vêtements parfaitement adaptés à toutes les activités de plein air. Les « toiles huilées » s’invitent avec pertinence dans le monde du jardin contraint à toutes les épreuves climatiques; le discours éthique et environnemental s’immisce dans la fabrication de ces vêtements réputés dans le monde entier pour leur robustesse et leur longévité. « Un Barbour » ça se bonifie avec le temps, ne se jette jamais, se restaure, mérite une seconde vie, habille toutes les occasions, par tous les temps, et pourvoit à toutes tenues. Depuis 10 ans, Marie de Rouville dans sa boutique Barbour de Lyon, à l’angle de la Place Bellecour, expose avec une passion intacte toute la gamme de cette illustre marque : collection femme, homme, chapeaux, bottes, bagages…
Vous êtes de plus en plus nombreux à les aimer à la folie : les bambous ont la cote, et c’est auprès de cette association que vous apprendrez tout, tout sur eux ! Fondée en 1987, l’AEB se propose d’établir un lien entre les amateurs, pour partager leurs connaissances, leurs expériences de culture, leurs graines, leurs plants et leurs adresses… Planter et acclimater le plus grand nombre de bambous, organiser des voyages botaniques, échanger avec les associations étrangères : voilà un aperçu de ce que l’association offre comme buts à ses adhérents.