Journées des plantes de chantilly

Horloge 9, 10 et 11 Octobre 2026
10h à 19h
LocalisationParc du Château de Chantilly

Célébré aux Journées des Plantes comme un festival d’éclosions, de couleurs et de senteurs, le printemps est aussi la saison où se préparent les floraisons automnales. La pépinière Meers, basée dans les Flandres belges, travaille donc déjà à embellir notre été de la Saint-Martin. Plantés en ce moment, ses Aster promettent de magnifiques parterres multicolores, de septembre aux premières gelées. Comme les Echinacea qui s’épanouissent en été et les Astrantia de mai, ces vivaces s’avèrent très faciles à cultiver. Vous aurez en outre l’embarras du choix, des centaines de spécimens poussant dans l’exploitation artisanale, fondée dans les années 1960 par le père de Francine Meers. Elle et son mari, en plus de s’occuper à eux seuls des plantations, écument foires et salons, en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne et en France. C’est d’ailleurs dans l’Oise qu’ils ont reçu leur première distinction, le prix Chaalis. Soucieux d’enrichir sans cesse ces trois collections, le couple aime aussi la nouveauté. Foisonnant de nombreuses autres sortes de plantes vivaces, leur catalogue en ligne varie ainsi chaque année, en fonction de l’inspiration.

C’est à l’occasion d’un voyage en Italie que les fondateurs de Maison en Toscane sont tombés sous le charme de ces terres cuites que l’on appelle terra cotta. C’est donc en Italie que Maison en Toscane choisit des objets élus pour leur rareté, leur originalité et leur qualité : tous les pots (petits ou grands, simples, festonnés ou décorés) et ornements de jardin (statues, fontaines, pommes de pin, boîtes aux lettres, coupes de fruits…), réalisés à la main, sont résistants au gel et gagnent, avec le temps, une jolie patine. Et tandis que les pots cubiques s’harmonisent avec les buis ronds, les cylindriques accueillent citronniers, lauriers ou oliviers, et les ovales révèlent tout leur charme en compagnie d’une plante grimpante ou, au bord d’une fenêtre, d’un lierre retombant… A noter également le site internet qui présente un éventail de pots et d’ornements, avec une rubrique « quel pot, pour quelle plante ? », ainsi qu’un agenda pour retrouver les manifestations liées aux plantes et à la décoration de jardin.

On a connu Michel Lumen, pépiniériste collectionneur de plantes vivaces en Dordogne, qui depuis les années 1970 a  développé une vraie passion pour la diversité et pour les végétaux aux origines multiples, allant des alpines aux plantes des plaines américaines, des himalayennes aux sud-américaines.

2015, année d’une belle transmission : 35 ans plus tard, le 24 juillet exactement, cette même passion anime Amélie et Jordi Tura quand tous deux décident de reprendre la pépinière. Après avoir passé 8 ans auprès de Michel, sur les chantiers et en pépinière, des années de formation aussi, ces deux jeunes diplômés en architecture de jardins et en botanique ont dans leurs valises les atouts nécessaires à la réussite. Aujourd’hui quelque 2000 variétés et taxons sont élevés à la pépinière, allant des grands classiques des jardins aux trésors rapportés sous forme de graines depuis l’Himalaya par Michel, grand voyageur botaniste, spécialiste de l’Asie Centrale et du Népal, leur point commun : la rusticité, facteur essentiel dans le choix des plantes au catalogue.

L’Atelier du Végétal, c’est un catalogue inchangé amené à être étoffé, une présence sur les foires aux plantes rares avec un stand présentant le plus de diversité possible axé sur la pédagogie, le lancement d’un nouveau site web avec beaucoup de contenu et d’informations : www.atelierduvegetal.com

C’est en plein hiver que Jérôme Chéné a fait ses premiers pas dans le monde féérique des roses, en visitant les serres angevines de M. et Mme Loubert, où règnent quelque 3000 rosiers anciens et botaniques. Ebloui par cette expérience irréelle, voilà quatre ans qu’il s’occupe de la pépinière adossée à leur roseraie. Sur ses trois hectares de musée à ciel ouvert, poussent, en toute liberté, 400 variétés botaniques, classées Collection Nationale. Un terrain d’apprentissage infini pour Jérôme Chéné, séduit par les pieds polychromes des mutabilis, les épines rouge sang des pteracanta ou les étonnantes fructifications automnales des davidii ‘Fenja’… Pas un jour sans qu’il ne découvre un hybride rare ou qu’il ne remonte le temps, au royaume des rosiers anciens, peuplé de têtes couronnées et de personnalités historiques. Pour vous initier aussi à cet univers magique, en mai et juin, les Loubert proposent de passionnantes visites guidées de leur domaine.

Dans la famille Leroi, «la rose» est une passion qui se perpétue depuis trois générations, tant du côté paternel que maternel. A la tête de la pépinière aujourd’hui, Stéphane, qui a repris le flambeau en 1988, et est un des gros producteurs de la région. Sa particularité ? produire des rosiers de la racine nue jusqu’au rosier fleuri, sans intermédiaire. Sur ses 10 hectares, il cultive 250 000 rosiers, environ 600 variétés. Il y a celles qu’il édite lui même, avec les rosiers de la Star de Doué® (17 variétés). Mais encore les rosiers modernes d’obtention Meilland, Nirp, Edirose, Sunflor, Poulsen et d’autres… A Doué, berceau historique de la rose, on produit cette «reine des fleurs», on la multiplie, on l’édite. Mais on va plus loin. Depuis 2012, une plateforme régionale d’innovation s’est mise en place, associée à une équipe de chercheurs angevins d’un niveau sans égal en Europe. Objectifs ? innover et moderniser la filière. Et créer de nouvelles variétés qui résisteront de mieux en mieux aux maladies.

Créées en 1962 par les parents de Claire Le Meur, ces pépinières d’emblée orientées versla production de plantes de terre de bruyère — magnolias, rhododendrons, camélias (plus de 100 variétés de cette mythique rose d’Extrême-Orient), azalées… — ont aujourd’hui une démarche originale qui s’appuie sur l’amour de la plante, qu’elle soit de collection ou toute simple. Le visiteur y découvre en effet les végétaux « mis en scène » en se promenant dans un décor alliant vieilles pierres et chemins creux, à l’image du cadre des anciennes fermes bretonnes. Mieux, le jardinier amateur ou professionnel y bénéficie de conseils personnalisés et circonstanciés : à tel propriétaire de jardin en bord de mer, on demandera des nouvelles de ses hydrangéas tout en lui déconseillant avec courtoisie mais fermeté l’acquisition de trop délicats érables du Japon, dont la maison présente pourtant de rares variétés… Car, chez les Le Meur, on est soucieux avant tout de la réussite de nos plantations et de créer des jardins harmonieux.

Quand la passion du jardin se met au service d’une action médico-sociale ! L’association Jardins & Santé dédie son action aux personnes atteintes d’affections cérébrales et s’est donné pour mission de doter des bourses de recherche clinique et de création de jardins à but thérapeutique en hôpital et instituts médico-sociaux. Les fonds proviennent des dons et des ouvertures de jardins que les propriétaires acceptent de faire visiter le jour qu’ils ont choisi. Vous êtes sensibles à cette action qui touche des milliers de familles, vous aimez les jardins, vous aimez découvrir des sites inconnus ? Ouvrez donc votre jardin ou allez visiter les jardins ouverts pour Jardins & Santé. Les ouvertures de jardins s’échelonneront du printemps à l’automne. Allez les découvrir sur le site www.jardins-sante.org.

Donner vie au jardin avec une panoplie d’accessoires originaux à la fibre écolo, c’est l’objectif de Pierre-Antoine Giraud. Après les girouettes, les mobiles à la Tinguely qui chantent dans le vent ou des bestiaires stylisés, le plaisir d’inventer a poussé ce créateur vers le champ des innovations bio telles que le tapis repoussoir naturel de limaces et d’escargots, des lombricomposteurs ou des nichoirs pour animaux utiles en voie de disparition, de la chauve-souris aux grenouilles en passant par les coccinelles. Au rayon des outils, il a modernisé l’ergonomie d’anciennes pelles ou bêches et détourné d’antiques ciseaux à tondre les moutons en taille-buis. Pour répondre aux besoins des jardins urbains ou de la culture en terrasse, il propose des supports pour potagers verticaux ou plantes volubiles. Dernière nouveauté : une gamme de peinture 100% naturelle fabriquée en Allemagne et déclinant l’arc-en-ciel depuis les ocres du Lubéron jusqu’aux pigments aigue-marine venus d’Espagne. Pour embellir d’éclats ensoleillés murs intérieurs ou extérieurs, sans aucune émanation nocive.

Ici, l’ambiance est proustienne. Jardin d’Antan est un spécialiste de l’antiquité de jardin qui s’est diversifié en faisant rééditer des meubles Arras, fabrique active dans les années 1900, qui avait disparu en 1930. Bancs, fauteuils, tables de jardin, serre de style 1900, volière, « gloriettes » sont en fer forgé, et arborent ce côté nostalgique et désuet qu’on se plaît à imaginer au jardin de Combray. On n’est pas loin d’entendre le «double tintement timide, ovale et doré de la clochette pour les étrangers»… Allées de châteaux ou jardins de plus modestes dimensions y trouveront forcément leur bonheur.

« Il fut pour moi l’un des plus grands pépiniéristes que j’ai eu la chance de rencontrer » : ainsi s’exprimait, à propos de Jean-Pierre Hennebelle, la princesse Greta Sturdza, créatrice du Vastérival et vice-présidente de la Royal Horticultural Society ainsi que de l’Association des Parcs Botaniques de France. C’est en effet au début des années 1960 que Jean-Pierre Hennebelle a créé une pépinière rare en son genre, en perpétuel changement, à l’image d’un jardin où s’entremêlent diversité et poésie. Père d’un grand nombre de plantes illustres, il a ainsi donné naissance au Malus ‘Comtesse de Paris’ en hommage à ses nombreuses visites, ou encore la célébrissime Pulmonaria angustifolia ‘Majesté’. La pépinière, maintenant aux soins de ses fils Nicolas et Jean-Loup Hennebelle, affiche des milliers de variétés mises en scène sur les trois kilomètres d’allées d’un jardin exubérant, riche et coloré, suivant les thèmes des saisons, des arbustes à parfum, des feuillages colorés…

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