Journées des plantes de chantilly

Horloge 22, 23 et 24 Mai 2026
10h à 19h
LocalisationParc du Château de Chantilly

Un outil censé couper, et qui ne coupe pas, c’est assommant, voir dangereux. La solution simple, rapide et efficace à cet aigu problème d’aiguisage est la pierre de coticule. Cette pierre exceptionnelle provient de l’Ardenne belge, unique au monde, elle à la particularité de contenir du grenat en très fines particules. Employée avec de l’eau, elle permet de restaurer le tranchant des sécateurs, greffoirs, cisailles de jardin et aussi des outils domestiques ; couteaux, ciseaux, outils de menuiserie ainsi que de chirurgie ; rasoirs, scalpels, bistouris et même microtomes. Venez découvrir et pourquoi pas lui confier votre lame afin de mettre cette pierre à l’épreuve.

Au Moyen Âge, en l’absence de médications sophistiquées, les simples — c’est-à-dire les plantes aromatiques et médicinales — faisaient partie de la vie quotidienne. Employées pour soigner petits et grands maux, mais aussi simplement pour parfumer la cuisine, leurs vertus étaient alors tenues pour irremplaçables. En quittant les champs pour les villes, nous avons d’un coup oublié la tanaisie et l’aurone, la marrube, la mandragore et la rue, nous rappelant tout juste qu’il existait du thym, du romarin ou du serpolet. Mais, avec la tendance « bio » qui rencontre aujourd’hui de plus en plus d’adeptes, les aromatiques connaissent un vif regain d’intérêt. C’est ce qu’a bien compris Laurent Bourgeois qui, sur les collines de la Drôme, en cultive, selon les principes de l’agriculture biologique, plus de 400 variétés. Un trésor de parfums, qu’il est urgent de redécouvrir. À noter qu’il est l’auteur de plusieurs ouvrages : « Remèdes et recettes à la menthe », « Les Plantes aromatiques de A à Z », « Les aromatiques au balcon », « Mes recettes de beauté », « Le Potager bio facile », « Remèdes et recettes au thym », « Le grand livre des plantes aromatiques » aux Éditions Rustica.

Notre pays dispose d’un patrimoine arboré exceptionnel et les amoureux des arbres sont nombreux ; voici une association, animée par Georges Feterman, qui s’est donné pour mission de les associer à des professionnels et scientifiques afin de veiller sur cet héritage et le faire mieux connaître. Elle œuvre pour stimuler, promouvoir les recherches, diffuser les connaissances le concernant. En l’an 2000, l’association crée un label, Arbre remarquable de France, à l’occasion de l’opération « 200 arbres pour retrouver nos racines ».  En 2012 elle crée le label Ensemble arboré remarquable. Ces deux labels permettent d’identifier, de recenser, de protéger, et de faire connaître les arbres remarquables sur tout le territoire français. Grâce à son réseau de correspondants répartis dans chaque département, l’association examine les critères physiques, biologiques, esthétiques et culturels des candidats. 20 ans plus tard, ces labels sont reconnus par l’ensemble des acteurs et ce sont quelque 800 arbres qui sont labellisés dans toute la France. En 2021, le secrétariat d’État à la Biodiversité leur a accordé son soutien officiel. A.R.B.R.E.S. organise également des expositions, des promenades découvertes, et a rédigé la déclaration des droits de l’arbre que de nombreuses municipalités signent chaque année.

Ingénieur en agronomie, passionné par les conifères depuis sa prime jeunesse, Jean-Pierre Misson les collectionne et en a étudié, tout au long de sa carrière scientifique, les différents modes de reproduction. Dans son jardin, il a réuni environ un millier de variétés qu’il multiplie à présent lui-même par semis, bouturage, ou le plus souvent par greffage. Ses préférés? Les conifères nains, à croissance lente et de faible développement, qui conviennent très bien aux petits jardins ou aux rocailles, comme Taxus baccata argentea ‘Minor’, extrêmement rare. Mais aussi le Pinus leucodermis ‘Pygmy’; ou encore le Pinus sylvestris ‘Saint George’, un pin de rocaille ne dépassant pas 20 à 50 cm, très rare car difficiles à multiplier. Sa spécialité? Le greffage sur tige de variétés rarement disponibles sous cette forme: Juniperus procumbens ‘Nana’ ou Picea abies ‘Acrocona Pusch’. Notre pépiniériste chercheur propose aussi 85 cultivars de Gingko biloba, des nains, des panachés, ceux qui présentent une jolie coloration à l’automne, d’autres encore qui sont cultivés pour la beauté de leurs fruits sans compter ceux greffés sur tige ou recherchés pour leur port fastigié ou pleureur.

Pas d’insecticides, ni de fongicides, ni de désherbants: aux Jardins de l’Oise, on est fier de faire pousser des plantes dans le respect de l’environnement. Cette pépinière familiale généraliste a vu quatre générations se succéder depuis 1970. Elle cultive en pleine terre et fournit particuliers, communes ou paysagistes. Elle propose avant tout une grande variété de fruitiers : abricotiers, cognassiers, pruniers, pommiers, pêchers, poiriers… A leur côté, une palette d’arbres tiges, érables, chênes, hêtres, bouleaux, magnolias ainsi qu’une sélection de variétés persistantes de plantes pour vos haies si vous voulez donner une touche d’originalité à votre jardin : le Photinia ‘Pink Marble’, avec ses jeunes pousses roses marbrées de crème, ou encore l’Ilex castaneifolda, un houx à grandes feuilles. La pépinière possède en outre quelques plantes rares : un Magnolia ‘Kobus’ qui supporte les terrains argileux, splendide avec ses fleurs blanches en étoile, au léger parfum de citron ; un Hibiscus paramutabilis à floraison blanche et à coeur rouge ; ou encore un Abelia chinensis, arbuste semi-persistant avec une floraison d’août à octobre.

 

Des couleurs en la matière est une entreprise de décoration d’intérieur et de jardin, à destination des particuliers, des paysagistes et des collectivités locales. Pour les jardins et les terrasses, Aurélien Lemire conçoit soit des pièces uniques, soit des pièces en série limitée, bancs, tables, consoles de jardin… Il travaille exclusivement un béton fibré à ultra hautes performances (BFUHP), teinté dans la masse avec des pigments. D’une résistance et d’une pérennité exceptionnelle, ce béton nouvelle génération permet de réaliser des pièces aux lignes épurées, élégantes et d’une grande finesse. Il se distingue par sa douceur, sa pureté et sa minéralité, en rupture avec l’image du béton vu comme un matériau massif et froid. Insensible au UV et d’une porosité quasi nulle, il est non gélif et facile d’entretien.

 

Franck Poly a quitté le CNRS pour un autre terrain de recherche: celui de la fascinante biodiversité des plantes succulentes dont la résistance et la palette colorée des feuillages le fascinent depuis toujours. Pour cette reconversion, il a étoffé sa collection personnelle de Sempervivum, de Sedum, de Delosperma et d’Opuntia avec celle du pépiniériste spécialisé François Gouin, qui cesse son activité. Des variétés exotiques telles que des Delosperma d’Afrique du Sud, dont les coussins fleuris tapissent les rocailles du printemps jusqu’aux premières gelées, pourront ainsi rehausser le décor des toitures végétalisées qu’il projette de réaliser. A noter que ce scientifique réalisera, sur son stand, des extractions d’ADN de plantes, un processus d’une dizaine de minutes, à la portée de tous les curieux.

Situé dans l’Oise, cet établissement accueille à la fois les jeunes en formation initiale, en apprentissage et les adultes en formation continue dans toute une palette de programmes, allant du CAP au BTSA. Les cursus préparant aux métiers du secteur du paysage, de l’aménagement des espaces naturels ou centrés sur les cultures végétales sont largement représentés.  Les élèves, apprentis et adultes en formation ont la possibilité de compléter les aspects théoriques par des exercices pratiques, une exploitation agricole annexée à l’établissement permet notamment de s’initier à des techniques de productions alternatives, utilisant par exemple moins de produits phytosanitaires.

 

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