«Mes clients sont contents, ils reviennent, alors je suis content !» Cette petite phrase anodine en apparence, résume la philosophie de Paul Geens : aimer son travail et aimer satisfaire ses acheteurs. Dans les années 90, il reprend la pépinière ouverte par son père une quarantaine d’années auparavant. Les agapanthes – «fleurs d’amour» littéralement en grec – font bonne figure au milieu des allium, des fritillaria et des pivoines dont il s’est fait une spécialité. L’agapanthe, toujours séduisante avec sa hampe florale jaillissant d’une touffe de feuilles, est aujourd’hui très à la mode. Mais Paul Geens a été un des premiers à en produire et la qualité, chez lui, est toujours au rendez-vous. C’est à dire qu’elles fleurissent dès la première année et qu’elles sont «pour la vie», précise-t-il, «comme celle qu’un mari offre à sa femme, en Afrique, le jour de son mariage». C’est d’ailleurs grâce à la qualité de ses plantes et ses bulbes que notre pépiniériste a acquis sa notoriété. Parmi ces derniers, des classiques – perce-neige, crocus, tulipes, jacinthes. Ne font-ils pas le bonheur de tous quand on les voit pointer après leur long sommeil hivernal dans les pelouses ou les sous-bois, en embaumant l’air !
On connaissait cette pépinière sous le nom de Hostas & Zo. Dirk Scheys en était le responsable. Elle était implantée en Belgique. En 2012, elle déménage dans le nord de la France et est rebaptisée Pépinière des Deux Caps. Dirk, passionné de botanique depuis son plus jeune âge, franchit un nouveau cap. Après l’achat d’une partie de la fameuse collection d’Ignace van Doorslaer, il a créé sa propre pépinière en hostas et heuchères. C’était en 2001. Voilà qu’il vient de l’enrichir de la collection d’agapanthes du même Ignace. Trois plantes d’ombre, mi-ombre et plein soleil, qui s’associent à merveille au jardin. Les premières avec leur feuillage décoratif en font un bon couvre sol. Les secondes apportent une infinie palette de couleurs du printemps à l’hiver. Les hybrides et les qualités de ses obtentions, comme Heuchera ‘Blackout’, Heuchera ‘Binoche’ et Heuchera ‘Birkin’ sont reconnus aujourd’hui jusqu’en Amérique. Quant aux troisièmes, avec leurs grandes fleurs qui s’épanouissent au bout d’une longue tige et dont on ne cesse de créer de nouvelles variétés, elles séduisent de plus en plus.
Voici plus de vingt-cinq ans que les pépinières Demoinet produisent, non loin de Compiègne, des plantes vivaces appréciées des professionnels de la région comme des amateurs avertis. Loin du goût de la performance pour la performance et de la recherche de la nouveauté à tout prix, Éric Demoinet aime à cultiver les grands classiques (1200 à 1500 variétés tout de même, dont quelque 50 asters et 70 géraniums) et les valeurs sûres, des plantes testées et « qui marchent bien ». Se définissant comme un « petit généraliste », travaillant dans un cadre toujours artisanal, il offre cependant en particulier une gamme de plantes d’ombre. À Chantilly, les Demoinet apportent toujours une grande variété de plantes fleuries, parmi lesquelles leurs favorites restent Ligularia stenocephala ‘The Rocket’ et Aster amellus ‘Breslau’.
Fuchsias… vous avez dit fuchsias ? À l’extérieur, à l’intérieur, à l’ombre ou au soleil ; pour un rebord de fenêtre, une pergola à couvrir, pour corbeille, en buisson ou sur tige : il y en a pour chaque situation ! Bon, mais alors unicolore, bicolore ou tricolore ? Peu importe, choisissez parmi la collection très haute en couleur de Marcel Delhommeau. Il est toujours à la recherche des fuchsias extraordinaires qu’il serait possible d’obtenir par croisements entre divers hybrides. Longtemps délaissés dans les compositions extérieures, les fuchsias se sont repliés dans les jardins d’hiver. Mais depuis les années 70-80 ils se risquent à nouveau dehors. La floraison très longue et l’originalité de la fleurtant par sa forme que par ses couleurs «shocking» en font maintenant une plante utilisée partout. Alors attention à bien noter le nom des variétés, il n’y en a pas deux pareilles parmi les 600 présentées chez lui. A noter depuis 2011 : le nouveau site internet en ligne avec plus de 600 photos et de très nombreux conseils, complété par la collection de Pelargonium, de plantes à parfums et une sélection de plantes curieuses.
Voilà un drôle de fidèle des Journées des Plantes, tout en paradoxes et en clins d’oeil : amoureux de l’Italie, Olive Delanoy s’avoue bien plus touché par le charme des dames romaines que par celui des jardins de Boboli ou des cyprès de la villa d’Este ; horticulteur, il rêve de lointains voyages ; jardinier, il se passionne pour la décoration intérieure et les magazines de la maison ; Parisien émigré à la campagne, il est cependant resté voisin de la capitale «parce que c’est une ville si belle»… On l’aura compris : Olive Delanoy est par-dessus tout un esthète, toujours à la recherche du beau qui est pour lui l’essentiel. Telle est sa singularité. Ainsi, au printemps, il ne vous proposera pas deux ou trois géraniums plus ou moins vermillon, l’ordinaire de nos balcons — non, mais des dizaines de variétés de pélargoniums multicolores et odoriférants, et des plantes parfaitement inattendues pour surprendre nos jardinières. L’automne et l’hiver sont la saison des végétaux séchés, des gousses et des graines baroques, à peu près jamais vues sous nos latitudes. En bref, tout ce qui sort de l’habituel, du déjà vu et du rebattu, tout ce qui fait l’air du temps s’est, dirait-on, donné rendez-vous chez Olive Delanoy !
Avec pas loin de trente nouveautés par an, les éditions Citadelles & Mazenod font un peu figure d’exception dans le paysage éditorial français en matière d’histoire de l’art. En 2014, elles ont fêté la parution du 44ème volume de la collection « Art et Grandes Civilisations», avec la parution de l’Art du cinéma, collection reconnue comme la référence essentielle en histoire de l’art. Depuis 1984, elles ont ouvert quelques départements dont « Art et Nature », avec un livre événement « L’Herbier des quatre saisons » dont le succès ne s’est jamais démenti. Chacun de ses titres redonne à voir de grands ensembles illustrés anciens sur la nature. Citadelles & Mazenod publient encore des ouvrages consacrés aux artistes majeurs de l’art occidental – Hopper, Vermeer, Rodin, Bosch, et récemment Vélasquez – réunis dans la collection « Les Phares ».
Le Domaine de Chaumont-sur-Loire regroupe 3 entités sur une même propriété de 32 hectares :
– Un Centre d’Arts et de Nature, qui accueille chaque année une quinzaine d’artistes, plasticiens et photographes de renom international. (Andy Goldsworthy, El Anatsui, Guiseppe Penone…)
– Un Festival International des Jardins de notoriété internationale, reconnu depuis 25 ans tant par les professionnels que par les amateurs de jardin, qui accueille chaque année, paysagistes et concepteurs venus du monde entier.
– Un patrimoine exceptionnel, avec l’un des plus beaux châteaux de la Vallée de la Loire, entouré de grands parcs. Propriété, au XVIe siècle, de la Reine Catherine de Médicis, puis de sa rivale Diane de Poitiers. Aujourd’hui, le Château de Chaumont sur Loire compte parmi les châteaux de la Loire les plus meublés.
Informations complémentaires : 5 restaurants, parking gratuit.
Dans cette pépinière située à mi-chemin entre Paris et Chantilly (25 km) et héritière d’un savoir-faire plus que centenaire, ce sont quelque six cents espèces et variétés ligneuses qui sont mises en culture, avec une prédilection pour les beaux et forts sujets (on pourra trouver ici des conifères mesurant jusqu’à une dizaine de mètres de hauteur). Cent hectares de production de pleine terre portent des arbres transplantés jusqu’à 60-70 cm de circonférence, des arbres tiges : cent cinquante espèces et variétés, des cépées, des arbustes caducs et persistants : trois cents espèces et variétés ; des plantes de haie, des conifères transplantés et des arbustes, des arbres fruitiers de variétés récentes et anciennes en tiges, demi-tiges et fuseaux, des fruitiers formés : verrier, U simple, U double, cordon simple, cordon double, ainsi que des fruitiers transplantés. Une production hors-sol de 70 000 conteneurs, de 3 à 50 litres comprend de son côté des arbustes caducs et persistants, des conifères de rocaille, des plantes grimpantes et des plantes de haie (trois cents espèces et variétés cultivées).
Benoît Choteau a troqué l’architecture de jardins pour la production de végétaux. Cet horticulteur planté au coeur de la Wallonnie propose dans son riche catalogue un large choix de végétaux d’une rare qualité, dans des variétés peu communes : arbres — tilleuls, châtaigniers d’ornement, érables… —, arbustes, plantes grimpantes. Ce sont les spécialités de ce Centre d’Etudes et Création d’Espaces Verts, une désignation un brin institutionnelle, pour une maison véritablement animée par la passion au point d’être devenue, avec les années, une référence parmi les professionnels et les collectionneurs. Ce sont les érables du Japon, les magnolias et les Prunus qui contribuent largement à faire la réputation de cet homme d’exception, des prunus dont il a obtenu personnellement une vingtaine de variétés nouvelles, des prunus dont il possède la célèbre collection de Charlier.
Créé en 1989, le C.C.V.S. entend sauvegarder le patrimoine botanique et horticole français. Inspirés de Plant Héritage de Grande-Bretagne, le Comité des Collections et le Conseil Scientifique ont pour objet d’encourager la création et l’enrichissement de collections spécialisées de végétaux. Aujourd’hui ce sont plus de 300 collections qui sont labellisées et suivies. Le C.C.V.S. publie la revue Hommes et Plantes (4 numéros par an) et l’Annuaire des Collections Végétales spécialisées.